Ozzyel Rojo, plasticien à Saint-Brieuc : passionné par la confrontation des couleurs, il rêve d’un avenir créatif

En bref :

  • Ozzyel Rojo explore la fusion entre muralisme mexicain et esthétique urbaine bretonne.
  • Son travail repose sur la confrontation des couleurs et la matière.
  • Installé à Saint-Brieuc depuis 2018, il impulse des projets collaboratifs.
  • Il participe à des événements comme Saint-Brieuc Rue Rohan Artistes et Festi’Bessart.
  • Il rêve d’un avenir créatif mêlant galerie, studio audiovisuel et ateliers mobiles.

Arrivé de Mexico à Saint-Brieuc, ce plasticien a vite tiré parti de la vitalité artistique locale. Entre façades historiques et spots de street art, son regard s’est aiguisé à la fois pour capter la mémoire du bâti et pour réinventer l’espace public. Les teintes saturées de ses œuvres rappellent à la fois le pigment des marchés mexicains et les nuances maritimes du littoral. En véritable médiateur culturel, il crée des passerelles entre l’art contemporain et la vie quotidienne, avec l’ambition de susciter l’émotion par un choc visuel. Découvrir son univers, c’est comprendre comment la créativité naît de la rencontre entre deux mondes, où le geste se fait expérience collective.

Le parcours et l’univers créatif d’Ozzyel Rojo

Le voyage artistique d’Ozzyel Rojo commence à Coyoacán, quartier emblématique de la peinture murale au Mexique. Très jeune, il observe les fresques de Rivera et les expérimentations de Siqueiros, fasciné par le rapport direct au public. À 20 ans, il intègre une école d’art de Mexico où il apprend les techniques mixtes : émaux, aérosols, encre de chine. Sa pratique oscille alors entre atelier et commande de fresques sociales, portant déjà un message d’unité et de politique urbaine.

En 2018, il s’installe à Saint-Brieuc, séduit par l’effervescence culturelle bretonne et les friches à réinvestir. Premier constat : la ville recèle de murs ignorés, de façades grises à transformer en toiles géantes. Son atelier, aménagé dans une ancienne menuiserie, devient laboratoire d’expérimentations chromatiques. Les bacs à pigments sont classés par intensité ; les planches d’inspirations clignotent de photos de marchés pimentés, de calanques bretonnes et de calligraphies urbaines.

Les expositions se multiplient : trois solos à la galerie Le Linteau Rouge, participations à la biennale des Peintres et Sculpteurs de Bretagne, collectifs chez Just do Paint. Chaque accrochage est l’occasion d’un dialogue nouveau—avec le commissaire, le public et, parfois, l’installation sonore d’un DJ local. En coulisses, Ozzyel anime aussi les ateliers « badges » au musée d’art et d’histoire, où enfants et adultes se familiarisent à la peinture en relief et aux principes de la composition.

Côté technique, il développe un procédé unique : mélange de sable fin breton et de pigments aquarellables, formant une pâte texturée qu’il applique au pistolet à air. Cette pâte sèche en micro-cristaux, captant la lumière différemment selon l’inclinaison. Le geste, à mi-chemin entre performance et danse, est parfois filmé en direct pour documenter la genèse de l’œuvre. Un documentaire autoproduit, diffusé sur les réseaux, a déjà cumulé plus de 50 000 vues et a servi d’invitation à son exposition « Onde Rouge ».

Insight clé : le parcours d’Ozzyel Rojo conjugue influences mexicaines et ancrage breton pour nourrir une signature picturale résolument hybride. Dans la section suivante, la confrontation des couleurs devient matière à émotion.

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La confrontation des couleurs au cœur de sa démarche

La force de ce plasticien repose sur un principe simple : mettre en tension des teintes antagonistes pour créer de l’émotion. Chaque toile naît d’un protocole rigoureux. Première étape : l’analyse chromatique, où il identifie une couleur dominante à partir d’une émotion à traduire—colère, joie, mélancolie.

Il choisit ensuite des antagonistes : un jaune citron pour la colère, un bleu outremer pour la mélancolie. Les pigments sont d’origine naturelle, parfois récoltés sur place : coquilles d’huîtres réduites en poudre, sables fins de la baie de Saint-Brieuc. Cette matière brute, mélangée à des liants acryliques, devient le support de ses frottis, de ses pulvérisations, de ses coulées.

Une alchimie visuelle maîtrisée

Pour illustrer la complexité de ses compositions, examinons la série « Onde Rouge ». L’artiste y superpose trois couches :

  • Fond gris perle texturé (cendre et sable) pour évoquer la mémoire urbaine.
  • Bandes de rouge coquelicot appliquées en stries horizontales, rappelant l’idée de flux.
  • Petites touches de bleu nuit en pulvérisation pour créer un diapason visuel.

Le résultat : un contraste vif, presque sonore, où le regard oscille entre calme et tension. Un tableau vaut parfois mille mots, mais l’émotion suscitée par cette série mérite un décodage précis.

Couleur Origine Fonction Effet sensoriel
Rouge coquelicot Pigment naturel Élément central Tension
Gris perle Cendre de bois Support texturé Profondeur
Bleu nuit Pigment synthétique Accentuation Mystère

Au-delà du tableau, il transpose cette logique sur les façades. Durant le festival Just do Paint, il a peint une façade de 15 m de haut selon ce protocole, amplifiant l’impact par un jeu de lumières en soirée. Les passants décrivent une vibration visuelle comme si la couleur racontait une histoire.

Insight clé : chez Ozzyel Rojo, la couleur n’est pas un ornement, mais un langage, un vecteur d’émotion. Poursuivons avec son rôle dans l’écosystème urbain briochin.

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L’ancrage local et les collaborations urbaines

À Saint-Brieuc, la scène street art est en pleine effervescence. Ozzyel Rojo s’y est intégré naturellement, participant aux initiatives des associations locales. Depuis 2021, il collabore avec le collectif Just do Paint, coordonnant des ateliers et des résidences d’artistes.

Sa participation à l’événement Saint-Brieuc Rue Rohan Artistes a marqué les esprits : cinq façades repeintes, plus de 200 bénévoles mobilisés et un parcours artistique permanent. Cet itinéraire attire touristes et scolaires, transformant le cœur de ville en galerie à ciel ouvert.

Il travaille également avec le musée d’art et d’histoire, où il propose des ateliers « badges » chaque mercredi. Ces sessions ludiques, ouvertes à tous, instruisent la technique du monotype et initient au processus créatif. Le but : démystifier la peinture, rendre l’art accessible quel que soit l’âge.

En 2025, sa résidence auprès du Festi’Bessart a abouti à une fresque immersive, accompagnée d’un DJ set. Les habitants ont participé à la création, collant stickers, peignant des formes, dans un esprit de fête collective. L’œuvre finale, longue de 30 m, a été installée dans le parc de la ville et perdure comme point de rencontre.

Voici les principales collaborations locales :

  • Just do Paint : murales participatives et échanges interdisciplinaires.
  • Musée d’art et d’histoire : ateliers pédagogiques hebdomadaires.
  • Association Street Art Saint-Brieuc : expositions et balades graffiti.
  • Galerie Le Linteau Rouge : expositions solos et tables rondes.
  • Festi’Bessart : fresques immersives et concerts urbains.

Ces partenariats illustrent sa vision d’un art contemporain social, ancré dans la vie locale. Chaque projet renforce la cohésion entre habitants et artistes, transformant l’espace urbain en terrain d’expression.

Insight clé : l’engagement territorial d’Ozzyel Rojo symbolise la force de l’art comme catalyseur de lien social. Découvrez à présent ses expositions marquantes et leurs trajectoires internationales.

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Les projets phares et les expositions marquantes

Depuis son arrivée, Ozzyel Rojo a enchaîné les expositions de référence. La biennale Peintres et Sculpteurs de Bretagne (2025) a accueilli sa série de toiles XXL, où le geste et la matière dialoguent sur plus de 4 m de largeur. Les visiteurs ont souligné l’impact monumental et la subtilité du relief.

En octobre 2025, il a rejoint le festival On segart à Québec, marquant une première incursion hors d’Europe. Là-bas, il a présenté « Chromatic Flux », performance audiovisuelle combinant projections de vagues de peinture et composition électro. Plus de 2 000 personnes ont assisté à la performance, filmée pour la chaîne culturelle locale.

Au début de 2026, sa résidence au Centre d’Art Contemporain de Rennes a donné le jour à « Échos Urbains », installation immersive mêlant toiles, sons urbains et lumière stroboscopique. Le public pouvait naviguer entre les œuvres, ressentant l’impact du rythme urbain à travers les vibrations visuelles.

Année Événement Lieu Particularité
2024 Just do Paint Saint-Brieuc Fresque participative
2025 Biennale Peintres et Sculpteurs Saint-Brieuc Toiles XXL
2025 On segart Québec Performance audiovisuelle
2026 Centre d’Art Contemporain Rennes Installation immersive

Chaque exposition traduit son désir de repousser les frontières entre peinture, performance et installation. Les retours de la critique soulignent son audace et son souci de cohérence thématique.

Insight clé : les projets marquants d’Ozzyel Rojo révèlent un artiste en perpétuelle quête d’expérimentation. Son parcours international se nourrit toujours de son ancrage breton. Enfin, voyons ses ambitions pour l’avenir créatif.

Les perspectives d’un avenir créatif

Pour l’avenir, Ozzyel Rojo nourrit trois grands projets. D’abord, la collaboration avec un label hip-hop pour la création du visuel d’un album : une expérience multimédia mêlant toiles et clips vidéo.

Ensuite, « Capsule Chromatique », concept de modules mobiles installés dans les quartiers prioritaires. Chaque capsule servira d’atelier éphémère, mêlant initiation à la peinture, exposition et rencontres interdisciplinaires.

Enfin, l’inauguration d’un espace hybride à Saint-Brieuc : galerie, atelier et studio audiovisuel cohabiteront pour soutenir les artistes émergents. Ce lieu sera aussi un hub de diffusion, organisant showcases, concerts et expositions temporaires.

Cette vision s’appuie sur la conviction que l’art doit être accessible, participatif et innovant. À travers ces projets, il entend consolider sa place sur la scène nationale et internationale tout en gardant un lien fort avec son territoire d’adoption.

Insight clé : l’avenir créatif d’Ozzyel Rojo allie engagement social, innovation esthétique et partage intergénérationnel.

D’où vient l’inspiration chromatique d’Ozzyel Rojo ?

De ses racines mexicaines mêlées à l’univers breton, il puise dans les pigments naturels et le street art local pour créer des contrastes saisissants.

Comment participer aux ateliers de l’artiste ?

Les ateliers « badges » se tiennent chaque mercredi au musée d’art et d’histoire de Saint-Brieuc, ouverts à tous sur inscription gratuite.

Où retrouver ses prochaines expositions ?

Les dates sont annoncées sur son compte Instagram et sur les sites des festivals Just do Paint et Festi’Bessart.

Quels matériaux utilise-t-il ?

Aérosols, pigments naturels (sable, cendre) et liants acryliques composent ses œuvres, associant technique traditionnelle et expérimentation.

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