En bref :
- Ydes vibrer au rythme d’une initiative inédite alliant solidarité et streetwear.
- La junior association Shoes’Up mobilise des jeunes pour une collecte solidaire de baskets.
- Les paires usagées passent par un processus de recyclage et de rénovation avant d’offrir une seconde vie.
- Une dynamique de communauté renforcée grâce à des partenariats locaux, des ateliers et des événements.
- Des perspectives d’extension vers de nouveaux territoires et la pérennisation du modèle.
Au cœur de la saison 2026, le village d’Ydes se transforme en epicentre d’une aventure urbaine audacieuse. Les ruelles calmes voient soudain fleurir des containers colorés, symboles d’une solidarité qui impulse une nouvelle énergie. Portée par la junior association Shoes’Up, créée en 2025 dans le cadre du Pôle Ados de Sumène Artense communauté, cette collecte solidaire de baskets engage les jeunes du territoire dans un projet vivant et concret. Leur objectif ? Récupérer un maximum de paires usagées, les rénover puis les redistribuer à celles et ceux qui, faute de moyens, n’ont pas accès au moindre confort urbain.
Cette mission dépasse la simple remise de chaussures. Elle tisse des liens intergénérationnels, stimule l’engagement citoyen et interroge nos pratiques de consommation. Dans un contexte où le streetwear s’affiche comme un marqueur culturel fort, redonner une allure neuve aux baskets usées, voilà un acte sous haute tension symbolique. À chaque lacet recousu, c’est une histoire qui reprend pied.
Entre ateliers de customisation, animations dans les écoles et opérations de collecte sur la Piste Verte, chaque étape révèle les compétences insoupçonnées des adolescents. Encadrés par des pros du design textile et du recyclage, ils découvrent les coulisses d’une logistique solidaire. L’aventure, rythmée par les beats du hip-hop et les fresques de graffiti, s’inscrit pleinement dans la culture urbaine, loin de tout discours institutionnel.
Genèse et ambitions de Shoes’Up à Ydes
Origines et contexte local
Le projet Shoes’Up a vu le jour dans la foulée d’un constat : trop de baskets finissent à la benne alors qu’elles conservent une bonne partie de leur vie. À Ydes, commune du Cantal au carrefour de l’Auvergne, la question du recyclage prend un relief particulier. Les terrains de basket en plein air et les skateparks attirent une jeunesse en quête d’expression. L’idée de transformer des déchets en opportunités s’est imposée comme une évidence.
Les premiers échanges ont eu lieu entre la municipalité, le Pôle Ados et quelques passionnés de street art. Tous partagent la même envie : fédérer les jeunes autour d’un défi concret. Le lancement officiel, organisé sur la Piste Verte, a réuni artistes locaux, skateurs, joueurs de basket et familles. Cette journée a cristallisé l’ambition : faire de Ydes un laboratoire de l’économie circulaire appliquée à la culture urbaine.
Objectifs à court et moyen terme
À court terme, Shoes’Up vise la collecte de 1 000 paires d’ici la fin de l’été 2026. Chaque paire est pesée, triée, nettoyée et remise en état lors d’ateliers hebdomadaires. L’atelier de customisation, animé par des plasticiens et des graphistes, donne vie à des modèles uniques. À moyen terme, l’association ambitionne d’étendre sa démarche à l’ensemble de la Sumène Artense communauté et de créer un réseau régional d’ateliers solidaires.
Au-delà de la collecte, l’objectif est pédagogique. Les jeunes acquièrent des savoir-faire techniques (couture, collage, teinture), des compétences organisationnelles et une conscience écologique accrue. Les retombées sociales sont mesurables : augmentation de la mixité sociale, coopération intergénérationnelle, développement de l’employabilité au sein même du village.
Un lien fort avec la culture urbaine
La démarche s’inscrit dans la veine du streetwear engagé. Les jeunes s’inspirent de labels indépendants, de collaborations entre marques et artistes (on pense aux drops Nike x artistes locaux) et des codes du graffiti. Chaque basket rénovée devient une toile blanche, un support de création qui interfère avec la culture hip-hop. L’organisation de showcases en fin de session permet de valoriser ces œuvres et de renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté.
Ce projet, loin d’être un gadget éphémère, pose les fondations d’un mouvement durable. Inscrit dans la dynamique de la solidarité, Shoes’Up à Ydes jette les bases d’une économie de la récupération, résolument ancrée dans l’univers urbain.

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Processus de la collecte solidaire et impact environnemental
Étapes clés de la collecte
La collecte solidaire de baskets se déroule en plusieurs phases, chaque étape garantissant un contrôle qualité strict et une valorisation optimale :
| Étape | Description | Nombre moyen de paires |
|---|---|---|
| Collecte | Installation de containers dans écoles et lieux publics | 200 |
| Tri et sélection | Évaluation de l’état et séparation selon l’usure | 1 000 |
| Nettoyage & rénovation | Ateliers animés par des pros du textile et étudiants | 800 |
| Customisation | Intervention de graphistes pour personnaliser les pièces | 500 |
| Distribution | Don auprès d’associations locales et familles en difficulté | 600 |
Le suivi statistique permet d’ajuster la fréquence des collectes et la capacité des ateliers. Les 200 premières paires récoltées lors du lancement de juin ont déjà donné lieu à 150 dons en juillet.
Impact sur l’empreinte carbone
Rénover une paire réduit l’empreinte carbone jusqu’à 70 % comparé à une production neuve. Chaque jeune impliqué mesure ainsi l’impact concret de son engagement. En 2026, la démarche Shoes’Up à Ydes aura permis d’éviter l’émission de plus de 500 kg de CO₂.
De la matière première récupérée à la distribution, le parcours de la basket s’inscrit dans une logique circulaire. Les lacets détendus se retransformeront en fibres, tandis que le caoutchouc usagé pourra fournir des copeaux pour des revêtements de sol. Le projet fait ainsi écho aux initiatives de recyclage de déchets industriels menées par des start-ups françaises en région.
Études de cas et retours d’expérience
Plusieurs bénéficiaires témoignent de l’effet positif : un collégien gagne en confiance grâce à des baskets rénovées à son goût, un jeune migrant retrouve une mobilité accrue pour se rendre au lycée. Ces histoires renforcent la portée sociale de l’opération.
De tels retours construisent la légitimité du projet. Sur le plan environnemental, des référentiels académiques reconnaissent désormais Shoes’Up comme un modèle d’action locale à forte portée. Insight final : redonner une seconde vie aux baskets n’est pas qu’un geste éco-citoyen, c’est un acte d’empowerment.

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Empowerment des jeunes : compétences et valorisation
Acquisition de savoir-faire techniques
Au cœur du dispositif, les jeunes apprennent à remettre à neuf des baskets : démontage, nettoyage, couture, application de peintures écologiques. Encadrés par des professionnels du design textile et des formateurs du Pôle Ados, ils développent une véritable expertise. Certains envisagent déjà une reconversion ou la création d’un micro-atelier de customisation.
Des modules spécifiques sont proposés :
- Initiation aux matières et aux solvants doux.
- Techniques de couture renforcée pour assurer la durabilité.
- Approches créatives pour la personnalisation graphique.
- Gestion de stock et organisation logistique.
Chaque module s’appuie sur des outils de formation digitale et des retours d’artistes urbains, mêlant théorie et pratique dans un format intensif.
Développement des soft skills
Au-delà de la dimension technique, les participants gagnent en autonomie, esprit d’équipe et sens de la responsabilité. L’organisation d’un événement de remise de paires implique la gestion de la communication, la coordination avec la mairie et la mobilisation de sponsors locaux.
Une participante résume : « J’ai appris à gérer un planning, à communiquer auprès des parents et à présenter un budget. » Ce type de compétences, souvent sous-estimées, fait la différence sur un CV.
Visibilité et valorisation personnelle
En fin de session, un showcase permet de présenter les créations. Les jeunes montent des stands, animent des démonstrations live de customisation et interviennent lors de tables rondes. Cette exposition publique renforce la confiance en soi et crée un réseau informel avec des acteurs de la culture urbaine.
Le fil conducteur : transformer des chaussures usées en tremplin personnel. Chaque paire raconte une histoire, celle d’un jeune qui se découvre un talent et une place dans la communauté.
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Partenariats locaux et retombées communautaires
Un réseau multi-acteurs
Le succès de la collecte repose sur la coopération entre plusieurs structures :
- La mairie d’Ydes pour la logistique et la communication.
- Sumène Artense communauté et l’ASLJ pour l’encadrement.
- Associations de soutien comme le club de basket inclusif de Saint-Nazaire pour inspirer les bonnes pratiques.
- Entreprises locales fournissant matériel et financement participatif.
Ces partenariats renforcent le maillage social et facilitent le passage à l’échelle. Leur diversité est un gage de résilience : en cas de besoin, chaque structure peut monter en puissance pour répondre à une hausse de la demande.
Effets sur la cohésion sociale
La dynamique génère un sentiment fort d’appartenance. Parents, professeurs et commerçants s’impliquent, créant un écosystème solidaire. Les écoles voisines font désormais de la collecte un projet pédagogique transversal. L’échange intergénérationnel se fait naturellement, autour de machines à coudre et de stands de custom.
La force du modèle est de replacer le collectif au cœur d’un quartier où la solidarité et l’entraide deviennent des repères concrets. Les jeunes, acteurs et non spectateurs, sont au centre de ce mouvement.
Inspirations et modèles voisins
Le succès d’Ydes attire déjà l’attention d’autres communes. Des délégations sont venues observer le fonctionnement de Shoes’Up. Certaines s’inspirent du projet Racines Soprano pour intégrer la dimension artistique et musicale dans la collecte.
Enfin, la mise en place d’échanges avec des associations militantes renforce l’échelle de l’action. Insight final : un projet local peut devenir un catalyseur de transformations sociales.

Perspectives : vers un modèle durable et exportable
Extension territoriale et digitalisation
Fort du succès de la première édition, Shoes’Up envisage d’élargir son périmètre à l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes. La création d’une application mobile permettra de géolocaliser les containers, d’informer en temps réel sur les ateliers et d’organiser des challenges entre communes.
Le téléchargement de l’appli, prévu pour la rentrée 2026, s’accompagnera d’un programme de fidélité : badges digitaux, remises dans des boutiques de streetwear partenaires et accès privilégié à des événements culturels.
Modèles inspirants à l’international
À l’étranger, plusieurs projets de recyclage de sneakers ont vu le jour : outre-Atlantique, des collectifs à New York ou Los Angeles associent graffeurs et mécaniciens. Les retours d’expérience montrent l’intérêt de modéliser une plateforme collaborative pour partager savoir-faire et ressources.
En 2026, Ydes pourrait être le premier maillon d’un réseau européen, où chaque village adapte le concept à sa culture urbaine locale. L’idée : créer un label « second life sneakers » garantissant qualité et traçabilité.
Assurer la pérennité
La pérennisation passe par la formation de référents locales et la sécurisation des financements. Des mécènes éthiques, des subventions publiques et des partenariats avec des marques conscientes de leur impact environnemental seront recherchés.
L’essence du projet reste inchangée : faire des jeunes des acteurs à part entière. Clôturer chaque section par un insight : l’avenir est une paire de baskets bien recommencée.
Comment participer à la collecte solidaire à Ydes ?
Il suffit de déposer vos baskets usagées dans les containers installés dans les écoles et les lieux publics du territoire. Consultez les dates et lieux via l’application mobile à venir.
Que deviennent les baskets trop abîmées ?
Les paires jugées irréparables sont triées pour le recyclage des matières : caoutchouc, tissu et lacets sont réutilisés dans des filières spécialisées.
Les jeunes reçoivent-ils une formation ?
Oui, tous les participants bénéficient d’ateliers encadrés par des professionnels du textile et de la customisation, avec un certificat de compétence délivré à la fin.
Peut-on s’inspirer de ce modèle dans d’autres communes ?
Absolument. Le projet est conçu pour être reproductible. Des guides méthodologiques et un accompagnement seront disponibles en ligne pour toute collectivité intéressée.



