À Rock en Seine, Kneecap défend Gaza et presse la critique contre le gouvernement israélien malgré la controverse

à rock en seine, le groupe kneecap exprime son soutien à gaza et critique vivement le gouvernement israélien, suscitant une vive controverse.

Le trio nord-irlandais Kneecap a transformé la scène de Rock en Seine en tribune politique, brandissant un drapeau palestinien géant et projetant « Free Palestine » derrière eux. Malgré la menace d’une surveillance accrue et les critiques du gouvernement israélien et de plusieurs élus français, le groupe a enchaîné des titres mêlant rap et punk pour dénoncer les frappes à Gaza. Alors que l’un de ses membres est poursuivi au Royaume-Uni pour « soutien au Hezbollah », Kneecap a défié la polémique en accusant la France de complicité par la vente d’armes. Entre ambiance survoltée et protestation, ce concert marquera durablement l’édition 2026 du festival.

En bref :

  • Kneecap brandit le drapeau palestinien et crie « Free Palestine » sur la scène principale.
  • Critique frontale du gouvernement israélien qualifié de « criminel de guerre ».
  • Réactions divergentes : pression politique, retrait de subventions et défense de la liberté d’expression.
  • Public engagé, oscillant entre keffiehs et maillots irlandais sous les projecteurs.
  • Perspective culturelle : une carte de visite forte pour la scène urbaine militante en 2026.

Kneecap à Rock en Seine : genèse d’un concert sous haute surveillance

Le dimanche 24 août 2025, la scène de Saint-Cloud a vécu un moment inédit. Dès l’ouverture des portes, la sécurité a multiplié palpations et fouilles. Le ministère de l’Intérieur, via Bruno Retailleau, avait annoncé une vigilance accrue sur « les propos à caractère antisémite ou appelant à la haine ». Pourtant, ce sont des slogans pro-Gaza qui ont retenti en premier.

Sur un écran monumental, l’inscription « Free, free Palestine » s’est affichée avant même le premier accord de guitare. Le contraste entre l’atmosphère festive d’un festival rock et la tension politique était saisissant. Les keffiehs ont fleuri dans la foule, mêlés aux drapeaux irlandais et à quelques banderoles dénonçant la complicité française dans le commerce d’armes.

Ce contexte a pris racine dans l’incident londonien de 2024, où Liam O’Hanna – alias Mo Chara – a déployé un drapeau du Hezbollah, entraînant des poursuites pour « infraction terroriste ». En 2026, son procès est toujours pendulaire, avec une décision ajournée au 26 septembre. À Rock en Seine, chaque parole, chaque visuel était redoublé par la menace d’une nouvelle polémique.

Insight : Le dispositif de sécurité n’a pas muselé la musique engagée de Kneecap, mais il a souligné l’enjeu crucial de la liberté d’expression sur les grandes scènes européennes.

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Musique engagée et critique du gouvernement israélien

Kneecap n’a jamais caché son engagement. Entre couplets enlevés et riffs punk, les rappeurs ont qualifié Benjamin Netanyahu de « criminel de guerre » et ont posé la question : « Si vous n’appelez pas cela un génocide, comment appelez-vous cela ? »

Un son lourd, des basses saturées et un refrain martelé : « Nous ne sommes pas contre Israël, nous sommes pour la justice ». Cette nuance a été répétée à plusieurs reprises, rappelant que la démarche vise le gouvernement israélien, non la population civile.

En toile de fond, un écran a affiché : « Le gouvernement français est complice : il vend et facilite le commerce d’armes à l’armée israélienne ». Le message a fait écho à l’annulation des aides régionales (près de 295 000 € en 2024) et au retrait de la subvention municipale de 40 000 € décidée par Saint-Cloud.

Le set a aussi puisé dans la tradition du protest song : références à Public Enemy, Asian Dub Foundation ou La Rumeur ont ponctué le récit de la guerre à Gaza. Entre anecdotes sur des distributions de vivres sous bombardements et témoignages d’activistes, la performance se voulait à la fois documentaire et artistique.

Insight : En intégrant la dimension visuelle et narrative, Kneecap a renouvelé la protestation musicale, posant le rap comme un média de reportage engagé.

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Réactions politiques et médiatiques : vers une controverse amplifiée

La prise de position radicale de Kneecap n’a pas tardé à susciter des réactions contrastées. Le Crif, par la voix de Yonathan Arfi, a dénoncé une « prof­anation de la mémoire des victimes du Hamas et du Hezbollah ». Sur X, le débat a enflammé les timelines, avec des hashtags pro et anti-Kneecap rivalisant d’intensité.

Plusieurs élus de droite, emmenés par Bruno Retailleau, ont réclamé l’interdiction du concert. La mairie de Saint-Cloud a contre-attaqué en maintenant la programmation, arguant de « liberté de création et d’expression ». Les organisateurs d’AEG et Combat (Matthieu Pigasse) ont mis en avant le rôle majeur des festivals dans la « vie démocratique ».

Un tableau récapitule les principales décisions financières :

Collectivité Aide 2024 Décision 2025/2026
Saint-Cloud 40 000 € Subvention retirée
Région Île-de-France 295 000 € + 150 000 € indirects Aide annulée

Les médias culturels, eux, ont salué l’audace du groupe, soulignant que peu de festivals accepteraient une telle prise de risque. Certains journalistes ont noté la cohérence entre le parcours militant de Kneecap et sa musique, déjà acclamée à Dublin, Belfast ou Berlin.

Insight : La controverse politique repousse les frontières du débat musical, plaçant Rock en Seine au cœur d’un affrontement idéologique.

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Ambiance et public : quand la fête se mêle à la solidarité

Le festivalier, vêtue d’un keffieh ou d’un maillot vert émeraude, a joué le jeu du show et de la protestation. Dans la fosse, des drapeaux balayés par les lumières stroboscopiques ont alterné avec des chorégraphies improvisées inspirées du pogo punk.

Parmi la foule, des collectifs de jeunes militants ont distribué des tracts expliquant la situation à Gaza, tandis que d’autres proposaient des badges « Solidarité Palestine ». Un stand de l’association Nous Vivrons, critique envers les « propos antisémites », a été évacué après des sifflets nourris.

Le mélange des genres – rap, punk, electro – a créé une énergie rare. Certains témoignages évoquent même des larmes devant le titre « Gaza Calling », qui mêle samples de témoignages de médecins et boucles de guitare saturée.

  • Chants collectifs sur « Free, free Palestine ».
  • Pogo et slam dans la fosse.
  • Distribution de keffiehs et de tracts explicatifs.
  • Moments de silence pour les victimes civiles.

Insight : À Rock en Seine, la solidarité s’est incarnée dans une communion festive, où chaque éclat de guitare résonnait comme un appel à la paix.

Pourquoi Kneecap est-il surveillé par la justice britannique ?

Un des membres, Liam O’Hanna, est poursuivi pour avoir déployé un drapeau du Hezbollah lors d’un concert à Londres en 2024, ce mouvement étant classé terroriste au Royaume-Uni.

Quels messages politiques ont été portés sur scène ?

Le groupe a dénoncé les frappes israéliennes à Gaza, qualifié Netanyahu de « criminel de guerre » et accusé la France de complicité dans la vente d’armes.

Comment le festival a-t-il réagi aux critiques ?

Rock en Seine, soutenu par AEG et Combat, a maintenu la prestation de Kneecap au nom de la liberté d’expression malgré le retrait de subventions.

Quel impact pour la scène urbaine engagée ?

Cette performance renforce le rôle du rap militant comme plateforme de protestation politique et inspire d’autres artistes à prendre position.

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