Dans le 13e arrondissement de Paris, un lieu brut de béton et de lumière se transforme en un véritable laboratoire créatif. Du 12 mars au 18 avril 2026, la Galerie Mathgoth dévoile Interstices, la nouvelle aventure artistique de Jef Aérosol. Plus qu’une simple exposition gratuite, ce parcours mêle art urbain et musique pour offrir une immersion totale. Entre pochoirs emblématiques, toiles inédites et quatorze titres originaux composés par l’artiste, chaque recoin de l’espace éphémère invite à plonger dans l’univers humaniste de l’un des pionniers du street art.
Le public découvre d’abord des objets personnels – guitares, vinyles, magnétos – suspendus comme des témoins d’une vie dédiée à la création. Puis, en gravissant quelques marches, il se retrouve face à une trentaine de toiles, où superpositions et pochoirs dialoguent avec les morceaux diffusés via QR codes. Ce dialogue image-son propose un nouveau langage urbain, où chaque regard croise un refrain, chaque surface murale raconte une histoire.
Pensée pour tous les passionnés et curieux, l’exposition fait écho aux tendances musicales de 2026 : du hip-hop aux sonorités indie, les mots en français de Jef Aérosol explorent maux de société et fictions intimes. Aux portes du quartier asiatique du 13e, Paris s’anime au rythme de ce projet inédit, chargé d’anecdotes, de références historiques et de clins d’œil à l’actualité culturelle – qu’on pense aux soirées du programme des concerts à Paris en avril 2026 ou à la restauration de l’architecture sacrée proche de la rénovation de l’église art déco.
Pour tous ceux qui cherchent à comprendre comment un pochoir peut résonner comme un riff de guitare, “Interstices” est un rendez-vous immanquable.
- Lieu et dates clés : Galerie Mathgoth, 13e arrondissement, du 12 mars au 18 avril 2026.
- Entrée gratuite : accès libre du mercredi au samedi, de 14h à 19h (affluence possible).
- Artiste invité : Jef Aérosol, figure de proue du street art depuis les années 1980.
- Concept bicéphale : fusion de pochoirs et de musique (14 titres inédits en français).
- Expérience multimédia : QR codes, stations d’écoute et projections documentaires.
- Objets personnels : guitares, vinyles, amplis et cassettes suspendus.
- Éditions ouvertes : quatre impressions signées disponibles à 50 € chacune.
Genèse et héritage de l’exposition Interstices dans le 13e arrondissement
L’histoire de “Interstices” puise ses racines dans la première vague du street art français des années 1980. À l’époque, Jef Aérosol investissait déjà les murs parisiens avec ses pochoirs humanistes, contant la vie quotidienne à travers des portraits d’hommes, de femmes et d’enfants. Son célèbre autoportrait “Chuuuttt !!!” sur la place Igor Stravinsky, près du Centre Pompidou, a marqué plusieurs générations et posé les jalons de son parcours artistique.
De la rue à la galerie : un passage naturel
Traditionnellement considéré comme une création “hors les murs”, le street art s’est progressivement invité dans les galeries. Cette transition s’est faite sans rupture pour Jef Aérosol. En 2022, il présentait déjà une exposition hors norme dans le 13e, rassemblant des centaines d’œuvres au sein d’anciennes halles industrielles. Trois ans plus tard, la Galerie Mathgoth, implantée rue Alphonse Boudard, lui consacre son espace éphémère de plus de 300 m². L’environnement brut, aux colonnes de béton et aux plafonds hauts, rappelle le terrain de jeu originel du pochoiriste.
Influences et collaborations historiques
Au long de ses quarante années de pratique, Jef Aérosol a côtoyé des figures majeures du mouvement. Des premiers graffeurs new-yorkais aux pionniers français de la scène hip-hop, il a partagé adhésifs et bombes, contribuant à forger un vocabulaire visuel désormais universel. Cette proximité avec la culture urbaine se ressent dans “Interstices” : les toiles allient l’esthétique brute du pochoir à des touches colorées inspirées par le sampling et les pochettes de disques vinyles.
L’exposition se déploie comme un carnet de voyage historique, évoquant la création à Montreuil, les fresques éphémères à Marseille ou les détournements artistiques à Berlin. L’idée est de montrer que le street art, loin de se cantonner à l’illégalité, peut devenir un langage esthétique reconnu et étudié, tout en conservant son esprit de révolte et de partage.
Insight : “Interstices” prolonge la trajectoire d’un artiste qui n’a jamais cessé d’explorer les marges, en gardant le même désir : que chaque passant devienne acteur de l’œuvre. Cette vision guide le projet et prépare la découverte de la dimension musicale, au cœur de la section suivante.
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Imbrication de l’art urbain et de la musique : le concept Interstices
Comment donner corps à la musique à travers un pochoir ? Voilà la question centrale à laquelle répond “Interstices”. L’exposition ne se contente pas de juxtaposer des œuvres plastiques et des morceaux sonores : elle crée un dialogue, un va-et-vient entre vision et écoute.
Un album en français pour amplifier le propos
Jusqu’en 2026, Jef Aérosol partageait ses compositions en anglais, au sein du collectif Open Road. Son nouvel album, publié le 12 mars, marque une rupture : quatorze titres écrits et chantés dans la langue de Molière. Entre textes engagés sur les maux de la société et récits plus personnels, les chansons se font l’écho direct des images exposées. Des morceaux comme “Les Pavés du Vieux-Lille” ou “Lotus Motel” trouvent leur contrepoint visuel dans les toiles du même nom.
Dispositifs interactifs et immersion sonore
Le parcours s’ouvre sur un mur dédié aux objets fétiches de l’artiste : guitares, amplis vintage, cassettes audio des Clash, vinyles de Bob Dylan, harmonicas et même une lampe à lave chinée lors du festival de Woodstock. Un écran diffuse en continu des clips, dont celui d’“Autour de moi”, tandis que des QR codes placés à côté de chaque toile permettent d’accéder instantanément au titre associé. Pour une immersion complète, le public est invité à venir équipé d’un casque ou d’écouteurs, bien que des stations d’écoute soient installées in situ.

Les variations de tempo et de style dans l’album bousculent la perception des œuvres. Un riff de guitare peut sembler prolonger un tracé noir sur fond blanc. Un rythme hip-hop accentue l’effet de superposition des pochoirs. L’ensemble crée une expérience sensorielle inédite, où le visiteur se déplace en musique, survolant les formes et les couleurs.
Insight : en combinant deux disciplines, “Interstices” redessine les frontières de l’exposition traditionnelle et démontre que l’art urbain peut se vivre en stéréo, offrant une nouvelle façon de “lire” un mur.
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Analyse détaillée des œuvres et du parcours pictural
La galerie dévoile une trentaine de toiles originales, jamais montrées auparavant. Chacune porte le nom d’un titre de l’album, créant une correspondance quasi chorégraphique entre image et son.
Techniques et évolutions stylistiques
Les habitués de l’œuvre de Jef Aérosol remarqueront une intensification des superpositions. Les pochoirs se répondent désormais à plusieurs niveaux, jouant sur les ombres et les transparences. Les aplats de couleur gagnent en épaisseur, flirtant avec la matière picturale. Cette évolution témoigne d’une recherche constante, où la précision du pochoir s’enrichit de gestes plus spontanés à la bombe aérosol.
Zoom sur les quatre éditions ouvertes à la vente
Pour les collectionneurs, la Galerie Mathgoth propose quatre impressions signées, éditées en série ouverte à 50 € chacune. Voici le détail pratique :
| Titre de l’édition | Dimensions | Prix (€) | Format |
|---|---|---|---|
| Autour de moi | 40 x 50 cm | 50 | Impression giclée |
| Lotus Motel | 50 x 70 cm | 50 | Impression sur toile |
| Les Pavés du Vieux-Lille | 60 x 80 cm | 50 | Impression limitée |
| Chuuuttt !!! | 45 x 65 cm | 50 | Tirage pigmenté |
Ces tirages prolongent l’expérience et offrent une porte d’entrée dans l’univers de l’artiste, sans attendre une rétrospective muséale. Ils incarnent aussi le rapport de Jef Aérosol à la démocratisation de l’art, en phase avec son engagement depuis plus de quarante ans.
Insight : chaque image reproduite est une invitation à entrer chez soi l’esprit du street art, pour que l’art urbain rayonne au-delà des murs de pierre.
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Immersion sensorielle et conseils pratiques pour la visite
Visiter “Interstices” requiert un peu d’organisation, tant l’exposition sollicite les sens. Pour profiter pleinement du parcours, quelques recommandations s’imposent.
Matériel recommandé et temps de visite
Il est conseillé de venir muni d’un smartphone et d’un casque ou d’écouteurs. Trois stations d’écoute sont disponibles pour ceux qui oublieraient leur équipement. Un créneau de 45 minutes à 1 heure permet de scanner tous les QR codes, d’admirer les toiles et de prendre des clichés sur fond de bande-son exclusive.
Liste des conseils essentiels
- Privilégier les horaires creux (mercredi après-midi ou samedi matin).
- Se munir d’un carnet de notes ou d’un appareil photo pour capturer les clichés exclusifs.
- Visiter en petit groupe pour échanger sur les correspondances image/son.
- Faire une halte dans la salle de projection documentaire.
- Prévoir un détour par les rues du 13e pour découvrir d’autres œuvres de Jef Aérosol.
En parallèle, les programmations de la capitale regorgent d’événements à associer à la visite, de la sélection de concerts aux afterworks street culture. L’expérience s’étend bien au-delà des murs de la galerie.
Insight : “Interstices” n’est pas qu’une expo, c’est un parcours urbain complet, à vivre comme une playlist géographique.
Impact culturel et perspectives pour le street art à Paris
Avec “Interstices”, Jef Aérosol propose un nouveau chapitre de son aventure. Cette exposition témoigne de la vitalité du 13e arrondissement, devenu un pôle international de street art, côtoyant fresques monumentales et ateliers d’artistes.
Renouveau artistique et dynamique de quartier
Depuis 2020, plusieurs galeries et collectifs ont investi le secteur, attirant les passionnés du monde entier. Entre la Bibliothèque François-Mitterrand et le quartier chinois, les murs se couvrent d’œuvres originales, à l’image des grands festivals urbains de l’Île-de-France. “Interstices” s’inscrit dans cette effervescence, enrichissant le programme culturel d’une dimension musicale inédite.
Regards croisés et collaborations futures
Le dialogue entre art visuel et son ouvre la voie à de nouveaux formats : expositions sonores, performances live sur fresques, podcasts documentaires… Ce projet bicéphale pourrait inspirer d’autres artistes urbains à explorer la complémentarité des disciplines. Des collaborations sont déjà évoquées avec des collectifs de graffeurs et des musiciens émergents, soucieux d’étendre la portée du street art au-delà de la simple photographie de rue.

Insight : “Interstices” redéfinit la place du street art dans la scène culturelle parisienne en 2026, en le positionnant à l’intersection de l’image et du son.
Comment accéder à l’exposition Interstices ?
L’accès est libre et gratuit du mercredi au samedi, de 14h à 19h, à la Galerie Mathgoth, rue Alphonse Boudard dans le 13e arrondissement.
Faut-il réserver son créneau pour visiter ?
La visite ne nécessite aucune réservation, mais il est conseillé de privilégier les heures creuses pour éviter l’attente.
Quels équipements pour profiter de l’expérience sonore ?
Un smartphone et un casque ou des écouteurs sont recommandés. Trois stations d’écoute sont également présentes sur place.
Peut-on acheter des œuvres sur place ?
Quatre éditions ouvertes signées sont proposées à 50 € chacune, dans différents formats (impressions, tirages limités).



