Uzès Danse souffle cette année ses 30 ans et déploie un regard frais sur la transmission, l’héritage et l’avenir des jeunes générations. Du 3 au 7 juin 2026, plus de 20 spectacles investissent la cité d’Uzès, entre fragments historiques, pièces contemporaines et rendez-vous festifs. La programmation s’articule autour de dialogues intergénérationnels, d’artistes fidèles et émergents, de rituels chorégraphiques qui s’ancrent dans la tradition et ouvrent vers de nouveaux horizons. Émotions, questionnements sur l’identité, joies partagées lors de la grande fête 1 KM de danse : chaque moment invite à repenser la culture de la danse comme un lieu d’échange et de renouvellement. Immersion dans un festival où l’on transmet, on puise dans un patrimoine vivant, tout en inventant la scène de demain.
- 30 ans d’héritage célébrés entre tradition et innovation.
- Plus de 20 spectacles réunissant artistes historiques et jeunes talents.
- Programmation pensée pour un dialogue intergénérationnel.
- Moments forts : May B de Maguy Marin, Scènes de vie de Danya Hammoud, Joie de Jonas Chéreau.
- Grand rendez-vous festif : la traditionnelle 1 KM de danse pour toute la famille.
- Focus sur la transmission au sein de la création chorégraphique.
Un festival ancré dans la tradition et ouvert sur le futur
Depuis trois décennies, Uzès Danse façonne l’identité chorégraphique de la région Occitanie. La directrice, Émilie Peluchon, évoque la force d’un héritage qu’elle n’a pas vécu depuis ses débuts, mais qu’elle porte avec respect et curiosité. La pièce d’ouverture, May B de Maguy Marin, est un clin d’œil au tout premier festival lancé il y a 30 ans. Elle symbolise ce pont entre hier et aujourd’hui, cette boucle temporelle où chacun peut se sentir invité à reprendre un fragment de mémoire.
Les premières éditions faisaient la part belle à des formes expérimentales, à l’art minimaliste qui questionnait la notion même de mouvement. En 2026, ce même esprit vibre encore, mais avec un substrat plus large : de la danse flamenca revisitée à la performance hip hop, en passant par la filiation entre danse classique et danses de salon.
La volonté de garder un lien vivant avec l’histoire du festival se traduit par :
- L’invitation régulière d’anciens compagnons de route.
- La reprise de pièces fondatrices (comme La Cour des anges de Dominique Bagouet).
- La mise en perspective des créations contemporaines avec celles des années 90.
Ce dialogue se nourrit aussi d’une pédagogie informelle, via des rencontres avec le public et des masterclasses ouvertes aux amateurs. Ainsi, la tradition ne se contente pas de se figer dans un catalogue muséal : elle s’actualise dans la chair des interprètes, dans la sueur des répétitions, dans la joie partagée après chaque représentation. Cette dynamique souligne que l’avenir de la danse se joue autant dans le respect des traces laissées que dans l’audace d’en réinventer l’écriture.
La richesse de cet ancrage se ressent dans chaque recoin d’Uzès à l’approche de juin : rues pavées, places ombragées, scènes improvisées invitent à un parcours immersif. Le festival devient un temps fort de la vie locale, un marqueur culturel où se mêlent touristes curieux et passionnés fidèles.
Insight : La pérennité d’un événement artistique tient à son équilibre entre mémoire et innovation, entre archives et prospective.
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La programmation 2026 : dialogues intergénérationnels en mouvement
La thématique de la transmission irrigue chaque proposition artistique. Le festival présente ainsi plus de 20 spectacles sélectionnés pour leur capacité à faire résonner le passé avec le présent. De la Libanaise Danya Hammoud qui orchestre Scènes de vie avec des amateurs, aux réinterprétations de pièces antiques par Sati Veyrunes, en passant par Marion Carriau qui explore la maternité en duo avec ses enfants, chaque moment révèle un prisme unique sur la filiation.
Le programme se lit comme une mosaïque :
| Date | Spectacle | Artiste | Thématique |
|---|---|---|---|
| 3 juin | May B | Maguy Marin | Ouverture historique |
| 4 juin matin | Scènes de vie | Danya Hammoud | Gestes du quotidien |
| 4 juin soir | Samedi futur | Christophe Haleb | Fête des 30 ans |
| 5 juin | 3 poids, 3 mesures | Fabrice Ramalingon | Gravité et légèreté |
| 6 juin | Ditto to the sand | Marion Carriau | Maternité et création |
| 7 juin | Joie | Jonas Chéreau | Burlesque et solidarité |
Ces rendez-vous, souvent tissés de gestes simples ou de partitions iconoclastes, appellent à un partage sincère. Le festival ne se contente pas d’exposer les œuvres, il propose aussi des temps d’échanges, de rencontres et de démonstrations (notamment pour les passionnés de culture urbaine). Des ateliers pratiques, des lectures chorégraphiques, des sessions de décryptage éclairent le public sur les enjeux de chaque création.
Au fil des ans, Uzès Danse a affiné la manière d’articuler ces temps forts : balades dans la ville, plateaux ouverts, débats entre artistes. L’édition 2026 poursuit cet engagement et inaugure une collaboration spéciale avec des artisans locaux, rappelant indirectement l’esprit du festival des savoir-faire et la mise en valeur des gestes traditionnels.
L’agencement fluide des spectacles invite le public à se déplacer, à croiser les générations, et à se faire sa propre idée de la tradition en mouvement. Cette programmation reflète l’ambition de faire d’Uzès un laboratoire où la danse se réinvente collectivement.
Insight : Le dialogue intergénérationnel, nourri par un éventail de formes chorégraphiques, est la pierre angulaire d’une transmission vivante.
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Rencontres et artistes phares : parcours d’héritage et renouveau
Les artistes associés, figures fidèles du festival, marquent l’empreinte d’une histoire commune. Aina Alegre rend hommage à Carmen Amaya avec Fugaces, tandis que Laurent Pichaud convie d’anciens interprètes de La Cour des anges à revisiter cette pièce 40 ans après sa création. Ces moments sont autant d’anecdotes et de témoignages sur la vitalité d’une culture en perpétuelle effervescence.
La présence de compagnons de longue date côtoie celle d’artistes en devenir : Jonas Chéreau, futur artiste associé, questionne les dynamiques du rire collectif dans Joie. Johana Malédon, jeune chorégraphe guyanaise, explore l’identité et le corps via un panneau LED, affrontant les mots et les codes qui façonnent notre société.
Vous retrouverez aussi :
- Olivier Normand, qui traverse du Monteverdi à Kurt Cobain dans Vaslav.
- Soa Ratsifandrihana, qui propose Fampitaha, Fampita, Fampitàna pour décharger les corps des violences héritées.
- Les jeunes talents de Coline Formation, avec Inked d’Arno Schuitemaker et Some of glass in blue de Thomas Lebrun.
- David Wampach, surprenant dans Cassette Duet, croisant danse classique et codes salon.
Chaque intervention reflète une manière unique d’embrasser l’héritage tout en y apportant un éclairage neuf. Les parcours se croisent et s’enrichissent : la transmission ne se vit plus seulement dans l’élite des compagnies, mais dans une émulation collective où chacun peut prendre la parole.
Au-delà de la scène, des rencontres informelles se nouent dans les cafés et sur les places, nourries par le tempo d’un festival qui se veut convivial. Les spectateurs deviennent acteurs, et parfois apprentis, profitant d’ateliers d’initiation à la breakdance ou au flamenco.
Insight : L’héritage chorégraphique se renouvelle quand les artistes construisent des ponts entre leurs sources et leurs aspirations futures.
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Transmission et engagement des jeunes générations
Interroger la transmission, c’est avant tout donner la parole aux jeunes générations. À Uzès, elles sont au centre des réflexions et des pratiques. Les aspirants chorégraphes de la formation Coline apportent un souffle nouveau, tandis que des initiatives participatives comme les masterclasses offrent un espace d’exploration.
La tradition se nourrit aussi de l’ordinaire : Danya Hammoud transforme les gestes du quotidien en matière chorégraphiée, rappelant que chaque pas, chaque regard porte une histoire. Pour renforcer ce lien, le festival propose :
- Des ateliers gratuits ouverts à tous, dès 8 ans.
- Des résidences de création avec un mentorat assuré par un artiste associé.
- Des projections de documentaires sur l’histoire de la danse contemporaine.
- Des podcasts diffusés sur les plateformes urbaines, rappelant la force du storytelling.
Cette attention portée aux formes émergentes se lit également dans le partenariat avec des acteurs de la culture urbaine. Une table ronde dédiée au street art questionne la porosité entre graffiti, danse et musique hip hop. On y évoque le parcours d’Afrika Bambaataa (hommage au pionnier) et les récentes évolutions du breakdance aux Jeux Olympiques.
Cette section du festival assume un rôle citoyen : transmettre, c’est aussi accompagner les jeunes à saisir leur place dans la société. C’est un engagement qui s’exprime par la gratuité partielle, la mixité des publics et l’ouverture à tous les quartiers.
Insight : Un héritage vivant se bâtit quand les nouvelles générations s’approprient l’art et le réinventent selon leur vision du monde.
La fête de la danse : 1 KM de danse et moments de partage
Aucun festival ne se termine sans un grand moment fédérateur. À Uzès, c’est la traditionnelle 1 KM de danse qui clôture l’édition. Trois scènes, plus de 200 participants (écoles, conservatoires, amateurs, professionnels) se relaient pour offrir une fresque de styles—classique, country, salsa, hip hop et plus encore.
Pour les 30 ans, cette fête prend une ampleur particulière : elle devient un manifeste de diversité et d’accessibilité. Solal Mariotte, Magda Kachouche, Eva Luisa sont invités à mêler leurs créations à celles des écoles locales. L’événement transforme la rue en plateau vivant, où chaque pas raconte une histoire.
Cette journée festive intègre :
- Une scène dédiée aux danses traditionnelles régionales.
- Une zone open mic pour improvisation chorégraphique.
- Des ateliers flash pour découvrir de nouvelles techniques.
- Une performance collective finale autour d’un projet chorégraphique inédit.
En se mêlant au cortège, le public devient acteur, et la notion de spectateur se dissout dans la convivialité. Cette fête est un moment clé pour transmettre la passion de la danse aux plus jeunes et rappeler que la tradition peut aussi se vivre dans l’instantanéité du mouvement partagé.
Insight : La meilleure transmission reste le plaisir de danser ensemble, sans barrières ni hiérarchies.
Comment réserver ses places pour Uzès Danse 2026 ?
Les billets sont en vente sur le site officiel du festival et dans les offices de tourisme d’Uzès. Des tarifs préférentiels sont proposés pour les jeunes de moins de 26 ans et les abonnés des conservatoires.
Y a-t-il des animations gratuites pour les enfants ?
Oui, plusieurs ateliers d’initiation à la danse contemporaine et aux danses urbaines sont offerts du 4 au 6 juin, sans réservation préalable.
Quels sont les artistes associés de cette édition ?
En plus d’Aina Alegre et Sati Veyrunes, Jonas Chéreau fait ses débuts en tant qu’artiste associé 2026, avec son spectacle burlesque Joie.
Où se déroule la 1 KM de danse ?
La fête finale se tient sur trois scènes ouvertes dans le centre historique d’Uzès, entre la Place aux Herbes et le jardin de l’Ombrière.
Peut-on suivre le festival en ligne ?
Des extraits seront diffusés en direct sur la chaîne YouTube du festival, et des résumés disponibles sur les réseaux sociaux et le site officiel.


